L’objectif prioritaire de l’institut du thorax ? Croiser les savoirs et décloisonner les pratiques pour le bénéfice du patient.

L’institut du thorax

A travers ce film, découvrez en 4 minutes comment l’institut du thorax développe des projets de recherche pour votre santé avec le soutien de la Fondation Genavie (film réalisé en partenariat avec Télénantes).

 

Les chercheurs et les cliniciens nantais travaillant dans les domaines de la cardiologie, des maladies vasculaires, de l’endocrinologie et de la pneumologie ont progressivement mis en place une démarche intégrée qui a abouti à la création de l’institut du thorax en 2004. Après les Professeurs Denis Escande et Hervé Le Marec, co-fondateurs, la direction de l’institut du thorax a été confiée au Professeur Bertrand Cariou depuis le 1er janvier 2015.

Un modèle de recherche translationnelle

L’institut du thorax est un modèle organisationnel inédit en France et en Europe. L’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), le Centre Hospitalier Universitaire (CHU Nantes), l’Université de Nantes et, plus récemment le Centre National pour la Recherche Scientifique (CNRS), soutiennent l’ambition des équipes de l’institut du thorax de créer un pôle majeur « soin–enseignement–recherche » sur les pathologies cardiaques, vasculaires, métaboliques et respiratoires.

L’objectif prioritaire de l’institut du thorax ? Croiser les savoirs et décloisonner les pratiques pour le bénéfice du patient. Cette organisation et ces échanges s’accompagnent d’une culture professionnelle commune. Ainsi, cliniciens et chercheurs développent des approches originales qui aboutissent à des découvertes scientifiques comme l’identification du premier gène du prolapsus mitral en 2006 ou la mise en évidence du rôle d’une nouvelle protéine dans l’hypertension artérielle en 2010, parue dans la prestigieuse revue Nature Medicine.

L’excellence des équipes de l’institut du thorax est démontrée par la qualité des publications : 22% des publications nantaises dans le domaine biomédical, 7% des publications figurent dans le top 1% mondial, 29% dans le top 10% mondial. L’institut du thorax est à l’origine de près de 150 publications par an d’un facteur d’impact moyen de 7,3.

Une notoriété internationale acquise en moins de 10 ans

Les découvertes et les publications de l’institut du thorax positionnent la recherche nantaise et française au premier rang des équipes mondiales. L’institut du thorax participe à trois vastes réseaux transatlantiques d’excellence : The function and regulation of PCSK9: a novel modulator of LDLR activity (étude de PCSK9 et de son rôle dans l’hypercholestérolémie et les maladies cardiovasculaires),  Mitral Valve Disease: From Genetic Mechanisms to Improved Repair (étude des pathologies valvulaires) et Preventing Sudden Cardiac Death (étude de la mort subite cardiaque). Il s’associe aux leaders internationaux et aux meilleures universités du domaine : Harvard, Johns Hopkins, Imperial College, Amsterdam, Munich…

L’institut du thorax fait partie du comité exécutif du consortium européen EUTrigTreat sur la découverte de nouveaux traitements des arythmies cardiaques ; projet phare de la Commission Européenne dans le domaine de la maladie cardiovasculaire (7ème PCRDT).

En parallèle, des liens de partenariat et de coopération ont été initiés avec des instituts comparables comme l’Institut de cardiologie de Montréal qui accueille des étudiants en sciences ou en médecine de l’institut du thorax.

Attirer les jeunes talents

Qu’ils reviennent à Nantes après un post-doctorat à l’étranger ou qu’ils choisissent la recherche intégrée de l’institut du thorax pour poursuivre leur carrière hospitalo-universitaire, l’institut du thorax attire les jeunes talents.

Les dernières recrues arrivent, entre autres, du Sanger Institute de Cambridge, l’un des trois grands centres de recherche génétique au monde ou de la Mayo Clinic qui rassemble des experts mondiaux des pathologies valvulaires cardiaques. L’institut du thorax est ainsi devenu une véritable pépinière de jeunes talents.

La création de valeur

L’institut du thorax s’implique dans la chaîne de création de valeur par le développement de partenariats industriels avec des leaders de l’industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire, le dépôt de brevets et la mise en place de licences (industries pharmaceutiques ou des biotechnologies), l’implication dans des projets dédiés à la réalisation de preuves de concepts et à la mise sur le marché de produits issus de cette recherche (Fonds Unique Interministériel, programme d’Innovation Stratégique Industrielle, programme européen Eurostar…) et la création d’InCellArt, entreprise de biotechnologies, dédiée au développement de nanovecteurs permettant de délivrance optimale d’ADN, de siRNA ou de protéines.

La translation de la recherche vers les soins

La recherche développée à l’institut du thorax s’est traduite par la création de deux centres de référence nationaux pour les maladies rares qui coordonnent les centres de compétences du territoire français et qui ont abouti à une modification considérable de la prise en charge de ces maladies ainsi qu’à une transformation de leur pronostic : le centre de référence « Mucoviscidose Adultes » et le Centre de référence « Maladies rythmiques héréditaires ». Fort de cette expertise, l’institut du thorax a inauguré le centre de prise en charge de la mort subite du sujet jeune le 21 septembre 2012.

A propos de l’institut du thorax

L’unité de recherche préclinique Inserm UMR 1087/CNRS UMR 6291 forte de 150 personnes, organisée en 7 équipes qui vont de la génomique, aux études fonctionnelles et aux biothérapies. Elle est localisée à l’Institut de Recherche en Santé de l’Université de Nantes (IRS-UN).

• La structure de recherche clinique, axe fort du CIC0004 de Nantes. Elle comprend une équipe de génétique clinique et d’épidémiologie, deux centres de références maladies rares à dimension nationale (troubles du rythme héréditaires et mucoviscidose), et une équipe d’essais cliniques.

• Un ensemble de structures de soins cardiovasculaires, respiratoires et métaboliques basé à l’hôpital Nord-Laënnec, CHU de Nantes.