En quelques semaines ou quelques mois, il est possible de faire proliférer des cellules reprogrammées jusqu'à en disposer de plusieurs milliards.

Les cellules souches pluripotentes induites (IPSC) pour révolutionner la médecine

Les cellules souches pluripotentes induites (iPSC), de quoi s’agit-il ?

Patricia Lemarchand présente les travaux de son équipe sur les cellules IPSc  (Copyright : Le Grand Bazar des Savoirs, SAMOA – Nantes Quartier de la création)

Les cellules souches sont naturellement présentes chez l’embryon et dans certains organes ou tissus adultes. Certaines cellules souches sont dites « pluripotentes » : elles peuvent se différencier en n’importe quel type de cellules de l’organisme, sans restriction. C’est le cas des cellules souches embryonnaires. D’autres sont partiellement engagées dans une voie de différenciation, ce qui limite la variété des cellules spécialisées qu’elles pourront donner par la suite. C’est le cas des cellules souches adultes. Grâce aux travaux de deux prix Nobel de Médecine (S.Yamanaka et J. Gurdon, récompensés en 2012), la communauté scientifique a maintenant à sa disposition un nouveau modèle, les cellules souches pluripotentes induites ou cellules iPS. Ces cellules vont permettre d’étudier les cellules qui fonctionnent mal chez un patient donné.

Pourquoi Genavie a-t-elle soutenu des projets d’IPSC ? Quelle est la finalité pour les patients de l’institut du thorax ?

Ces cellules souches iPS sont extrêmement utiles pour étudier et comprendre les maladies cardiovasculaires ou métaboliques d’origine génétique. Les cellules iPS peuvent être obtenues à partir de patients identifiés comme portant des mutations impliquées dans les maladies génétiques étudiées, et les effets de ces mutations peuvent être reproduits et étudiés in vitro. Ainsi, chez un patient ayant présenté une mort subite et atteint de syndrome de Brugada, on peut facilement, à partir d’un petit prélèvement de peau ou d’un échantillon d’urine, obtenir des iPS puis des cellules cardiaques, similaires à celles du patient. Ces cellules cardiaques peuvent ensuite être étudiées au laboratoire afin de comprendre le mécanisme cellulaire responsable de la maladie ou encore servir pour tester de nouveaux médicaments.

 

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